Partager l'article ! novembre 2005: Le 2 novembre, l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU de New York, Celestino Migliore, pronon ...
Le 7 novembre, le nonce Paul Fouad Tabet est nommé consulteur de la Secrétairerie d’Etat – section des rapports avec les Etats. Ce Libanais né en 1929 a été nonce aux Antilles (1980-1984), au Nigéria (1984-1991) et en Grèce (1996-2005). Il atteindra ses quatre-vingt ans le 28 novembre 2009.
Le 8 novembre, le pape envoie un message à la Seconde Conférence Internationale promue par le patriarcat de Constantinople. Il s’agit d’une initiative interreligieuse tripartite, le patriarcat œcuménique, les juifs et l’islam. Le thème était : Peace and Tolerance - Dialogue and Understanding in South East Europe, the Caucasus and Central Asia. Le cardinal Kasper a été l’envoyé du pape auprès de cette conférence qui s’est déroulée du 7 au 9 novembre 2005.
Le 10 novembre, c’est le président de l’Iraq Jalal Talabani qui est reçu en audience par le pape. Puis c’est autour du premier ministre de l’Albanie, Sali Berisha, d’être l’hôte du Saint-Siège. Puis le nouveau nonce indien, George Antonysamy, nommé le 4 août auprès des Etats de la Guinée, du Libéria et de la Gambie, est reçu par le pape après avoir été consacré le 21 septembre.
Le 10 novembre également, un télégramme au nom du pape est envoyé par le Secrétaire d’Etat, Angelo Sodano, pour déplorer les actes terroristes à Amman.
Le 12 novembre, le patriarche de Bagdad des Chaldéens, Emmanuel III Delly, est reçu par le pape en marge du synode des Evêques chaldéens qui s’est tenu à Rome et dont le sujet a été la réforme des textes liturgiques de la tradition siro-orientale. A cette occasion, Benoît XVI leur adresse une allocution.
« Beatitudine,
venerati e cari Fratelli,
nel porgervi un saluto cordiale, vi ringrazio per la vostra visita, che mi permette di far giungere, attraverso di voi, una parola di fervido incoraggiamento alle vostre comunità e a tutti i cittadini dell'Iraq. Alla parola di solidarietà si accompagna l’assicurazione del mio ricordo nella preghiera, affinché il vostro amato Paese, pur nell’attuale difficile situazione, sappia non perdersi d'animo e proseguire nella strada verso la riconciliazione e la pace.
In questa vostra permanenza a Roma, voi avete celebrato un Sinodo Speciale, nel quale avete portato a termine il progetto di revisione dei testi della Divina Liturgia in rito siro-orientale, preparando una riforma che dovrebbe permettere un nuovo slancio di devozione nelle vostre comunità. Questo lavoro ha comportato anni di studio e di non sempre facili decisioni, ma è stato un periodo durante il quale la Chiesa Caldea ha potuto riflettere più a fondo sul grande dono dell'Eucaristia.
Un altro importante ambito sul quale si è concentrata la vostra attenzione è stata l'analisi della bozza del Diritto Particolare, che dovrebbe regolare la vita interna della vostra comunità. Un’appropriata disciplina canonica propria è necessaria per l’ordinato svolgersi della missione affidatavi da Cristo. Nello spirito sinodale che caratterizza il governo della Chiesa Caldea, avete sperimentato un periodo di intensa comunione, avendo sempre davanti a voi il bene supremo della salus animarum.
Ora, nel tornare alle vostre rispettive sedi, siete rinfrancati da questa esperienza di comunione vissuta presso le tombe degli Apostoli Pietro e Paolo. E’ una comunione che trova una particolare espressione qui, oggi, nell'elevare al Signore insieme al Successore di Pietro la comune preghiera di gratitudine.
Vi esorto, carissimi, a proseguire nel vostro impegno pastorale e nel vostro ministero di speranza per l'intera Nazione irachena. Nell'affidare ciascuna delle vostre comunità alla dolce protezione della Madre di Dio, ben volentieri imparto a voi, ai vostri sacerdoti, ai religiosi ed alle religiose e a tutti i fedeli la Benedizione Apostolica, pegno di pace e di consolazione dal Cielo. »
Le 12 novembre, le cardinal Francis Arinze est nommé légat pontifical au Premier congrès eucharistique du Tchad qui s’y tiendra du 4 au 8 janvier 2006 dans la ville de Moundou.
Le 13 novembre est béatifié à Rome Charles de Foucauld (1858-1916). A cette occasion, Benoît XVI, à la fin de la cérémonie présidée par le cardinal-préfet de la Congrégation pour les Saints, José Saraiva Martins CMF., donne une brève remarque aux pèlerins présents. A noter que ni dans son texte ni dans l’homélie du cardinal n’est mentionné à propos de Charles de Foucauld ses liens et son amour du monde musulman… alors que le salut des chefs Touaregs au pape a été médiatisé pour le chatoiement des couleurs des uniformes réciproques !
« Chers frères et sœurs dans le Christ,
Rendons grâce pour le témoignage donné par Charles de Foucauld. Par sa vie contemplative et cachée à Nazareth, il a rencontré la vérité de l’humanité de Jésus, nous invitant à contempler le mystère de l’Incarnation; en ce lieu, il a appris beaucoup sur le Seigneur, qu’il voulait suivre avec humilité et pauvreté. Il a découvert que Jésus, venu nous rejoindre dans notre humanité, nous invite à la fraternité universelle, qu’il a vécue plus tard au Sahara, à l’amour dont le Christ nous a donné l’exemple. Comme prêtre, il a mis l’Eucharistie et l’Évangile au centre de son existence, les deux tables de la Parole et du Pain, source de la vie chrétienne et de la mission. » (…)
« 2. Charles de Foucauld, méditant en présence de l'Enfant-Jésus pendant la période de Noël 1897-1898 sur le passage de l'Évangile de saint Matthieu qui a été proclamé en ce dimanche, retient l'obligation faite à celui qui a reçu des talents de les faire fructifier : "Il nous sera demandé compte de tout ce que nous avons reçu… Et puisque j'ai tant reçu, il me sera beaucoup demandé ! Si j'ai beaucoup plus reçu que la plupart des hommes... la conversion, la vocation religieuse, la Trappe, la vie d'ermite, Nazareth, la communion quotidienne, et tant d'autres grâces, il me sera beaucoup demandé...".1
La béatification de Charles de Foucauld nous en est la confirmation : conduit véritablement par l'Esprit de Dieu, il a su utiliser et faire fructifier les nombreux "talents" qu'il avait reçus et, correspondant heureusement aux inspirations divines, il a suivi un chemin vraiment évangélique sur lequel il a attiré des milliers de disciples.
Le Saint-Père Benoît XVI rappelait récemment que "nous pouvons résumer notre foi en ces mots : Iesus Caritas, Jésus Amour"2, qui sont les mots mêmes que Charles de Foucauld avait choisi comme devise qui exprimât sa spiritualité.
La vie aventureuse et fascinante de Charles de Foucauld offre une preuve convaincante de la vérité de ces paroles du Souverain Pontife. On peut, en effet, découvrir sans peine comme un fil rouge qui, à travers tous les changements et toutes les évolutions, pénètre de part en part l'existence du Frère Charles ; comme l'écrit, en 1889, l'abbé Huvelin au Père Abbé de Solesmes : " il fait de la religion un amour".
Charles lui- même révélait ainsi, à un ami de lycée resté agnostique, ce qu'il appelait "le secret de ma vie" : "L'imitation est inséparable de l'amour… J'ai perdu mon cœur pour ce Jésus de Nazareth crucifié il y a mille neuf cents ans et je passe ma vie à chercher à l'imiter autant que le peut ma faiblesse"3.
Dans la correspondance avec Louis Massignon, on peut analyser la liberté que Charles a acquise dans sa manière d'apprendre à aimer: "L'amour de Dieu, l'amour du prochain... Là est toute la religion... Comment y arriver ? pas en un jour puisque c'est la perfection même : c'est le but auquel nous devons tendre toujours, dont nous devons nous rapprocher sans cesse et que nous n'atteindrons qu'au ciel" 4.
En 1882 déjà, nous trouvons la fameuse phrase de Mt 25 qu'il cite si souvent et qui l'accompagne jusqu'à la méditation finale de 1916, quand il met en parallèle présence eucharistique et présence dans les plus petits:
"Il n'y a pas, je crois, de parole de l'Évangile qui ait fait sur moi une plus profonde impression et transformé davantage ma vie que celle-ci : 'Tout ce que vous faites à un de ces petits, c'est à moi que vous le faites'. Si on songe que ces paroles sont celles de la Vérité incréée, celles de la bouche qui a dit 'ceci est mon corps... ceci est mon sang', avec quelle force on est porté à chercher et à aimer Jésus dans " ces petits ", ces pécheurs, ces Pauvres"5.
Charles de Foucauld a eu une influence notable sur la spiritualité du xxe siècle et il reste, en ce début du troisième millénaire, une référence féconde, une invitation à un style de vie radicalement évangélique, et cela au-delà même de ceux qui appartiennent aux différents groupements dont sa famille spirituelle, nombreuse et diversifiée, est formée.
Accueillir l'Évangile dans toute sa simplicité, évangéliser sans vouloir imposer, témoigner de Jésus dans le respect des autres expériences religieuses, réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité, voilà quelques-uns seulement des aspects les plus importants d'un précieux héritage qui nous incite à faire que notre vie consiste, comme celle du bienheureux Charles, à "crier l'Évangile sur les toits… [à] crier que nous sommes à Jésus" 6. » (…)
Le 14 novembre, le président de la région irakienne du Kurdistan, Masoud Al-Barzani, est reçu en audience par le pape.
Voici d’intéressantes informations sur cette région du monde :
La population kurde représente 19,8 % de celle d’Iraq, principalement dans la riche région du pétrole. Elle a connu les atrocités de la répression de Saddam Hussein qui détruisit plis de 3.800 villages et localités et déportant plus de 500.000 personnes. Les chrétiens assyriens, minoritaires, connurent les mêmes cruautés et 61 de leurs villages furent rasés.
La capitale de la région autonome kurde d’Irak est Irbil, avec 800.000 habitants. Mais les Kurdes sont également en Turquie, en Syrie et en Iran. Les Kurdes jouissent d’une importante autonomie dans le Nord de l’Irak depuis 1991. Le président Barzani représente le courant kurde favorable à une autonomie plus grande encore. (source : vis – kurdistan observer)
Le 16 novembre, le nonce à Malte et en Libye, Félix del Blanco Prieto, est reçu en audience par le pape.
Du 18 au 19 novembre, s’est tenu au Vatican la neuvième réunion du conseil spécial post-synodal pour l’Asie. Le point a notamment été fait sur les répercussions de l’Année de l’Eucharistie sur le vaste continent, rappelant que les catholiques y sont une minorité au service des populations et parfois mis en danger lorsque leur liberté religieuse est niée. L’ouverture au dialogue avec les grandes religions, notamment l’islam, l’hindouisme et le bouddhisme, a été réitérée.
Le 20 novembre, le cardinal archevêque de Khartoum, Gabriel Zubeir Wako, et sa suite, sont reçus par le pape. Ce dernier leur rappelle leur devoir en tant que Catholiques de promouvoir la réconciliation et la paix au Soudan par le dialogue interreligieux avec la majorité musulmane (65%).
Le 21 novembre, le nonce au Pakistan, Alessandro D’Errico, est nommé en Bosnie-Hercégovine. Il passe d’un pays à 96% musulman à une nation qui compte près de 40% de musulmans.
Le 23 novembre, l’Albanie obtient une hiérarchie complète avec la nomination de trois évêques pour les diocèses de Sapë, Lezhë et Rrëshen. Les nouveaux ordinaires sont un Kosovar et deux Italiens, nommés le 5 février 2000, administrateurs apostoliques ad nutum Sanctae Sedis des mêmes circonscriptions. Avec 70% de musulmans, l’Albanie est un pays européen à forte présence islamique.
Est nommé évêque de Sapë Mgr Dodë Gjergji, né à Stubla, Kosovo, le 16 janvier 1963 et de nationalité albanaise. Ordonné prêtre le 15 août 1989 pour le diocèse de Skopje-Prizren en Macédonie, il a travaillé à la rédaction de la revue Drita et a été en charge de la publication des textes liturgiques en langue albanaise pour son diocèse d’origine. De 1991 à 1994, il a été aumônier des Albanais en Croatie ; curé de Kallmet, dans le diocèse de Lezhë, il y est resté comme prêtre fidei donum de 1994 à 2000. le 5 janvier 2000 en effet, il est nommé amministrateur apostolique ad nutum Sanctae Sedis de Sapë. Il a également été secréatire de la Conférence Episcopale Albanaise. Il a été consacré le 5 janvier 2006.
Est nommé évêque de Lezhë Ottavio Vitale, RCJ., né à Grottaglie, Tarante, le 5 février 1959. Entré chez les Rogationistes en 1983, il effectue son noviciat aux Philippines et obtient une licence en théologie pastorale à l’université Pontificale Laterane ; il est ordonné prêtre le 27 juin 1992. Responsable du Petit Séminaire de sa Congrégation à Trani, il est envoyé e 1993 en Albanie pour devenir responsable et père spirituel au Petit Séminaire de Shenkoll à Lezhë. En 1998, il est nommé amministrateur diocésain de Lezhë et, le 5 février 2000, administrateur apostolique ad nutum Sanctae Sedis de la même circonscription ecclésiastique. Il est consacré le 6 janvier 2006.
Est nommé évêque de Rrëshen le p.Cristoforo Palmieri, CM., né à a Bitonto (Bari) le 24 mai 1939. Entré chez les Lazzaristes, il y reçoit l’ordination sacerdotale le 18 mars 1967. Formateur des aspirants de sa congrégation religieuse, puis curé à Naples et Nicastro, puis à nouveau à Naples et ensuite Lecce, il séjourne aux Etats-Unis d’Amérique et, en 1993, est envoyé en Albanie pour y commencer la mision lazzariste. A Rrëshen, il a été vicaire général (1996-1998), administrateur diocésain (1998-2000) et, le 5 février 2000, est nommé Administrateur Apostolique de Rrëshen. Il a notamment publié des livres sur la catéchèse en langue albanaise. Il a été consacré le 28 décembre 2005.
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